Je viens vers toi, Jésus (comme l’argile)
Par Franck M, publié le , mis à jour le
« Comme l'argile se laisse faire
Entre les mains agiles du potier,
Ainsi mon âme se laisse faire,
Ainsi mon cœur te cherche, toi, mon Dieu. »
Paroles et musique : B. Ben. © 2006, Editions de l'Emmanuel / Théopolis, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris. Extrait cité à titre de courte citation.
D’où vient ce chant
Paroles et musique de B. Ben, publié en 2006 aux Éditions de l’Emmanuel et Théopolis.
La parole qu’il porte
L’image vient du prophète Jérémie, envoyé observer un potier au travail : quand le vase se déforme, le potier ne le jette pas, il le reprend et en fait un autre. « Comme l’argile dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main. » (Jr 18, 6)
Ce qui est décrit là n’est pas un échec suivi d’une réparation. C’est un travail qui continue, sur la même matière.
Ce qu’il dit de nos maraudes
On croit souvent qu’on va à la maraude pour changer la vie des autres. En pratique, c’est surtout la sienne qui bouge.
Personne ne repart d’une soirée à la Porte de la Villette exactement comme il est arrivé. On y perd des certitudes sur ce qu’est la pauvreté, sur ceux à qui elle arrive, sur ce qui sépare une vie stable d’une vie qui bascule. Beaucoup de bénévoles découvrent qu’ils sont moins généreux qu’ils ne le pensaient, et plus capables de tenir qu’ils ne le croyaient.
Ce chant met des mots là-dessus. Se laisser faire, ce n’est pas de la passivité, c’est accepter de ne pas ressortir intact de ce qu’on a vu.
Nos maraudes ont lieu chaque samedi à la Porte de la Villette, à Aubervilliers. Voir les horaires de l’aide alimentaire ou venir marcher avec nous un samedi.