Les chants à l’Esprit Saint et ce qui pousse à sortir
Par Franck M, publié le
Les chants à l’Esprit Saint parlent de feu, de souffle et d’envoi. C’est le vocabulaire le plus proche de ce qui fait sortir des gens de chez eux un samedi après-midi.
Un vocabulaire de mouvement
Feu, souffle, envoi : les trois images qui reviennent dans ce répertoire ont en commun de désigner quelque chose qui déplace. Rien n’y est statique. L’Esprit, dans ces chants, n’est pas une présence rassurante, c’est ce qui met en route.
Ce qui fait sortir
Presque personne n’a décidé un matin de devenir bénévole. Quand on demande à ceux qui viennent chaque samedi comment ils ont commencé, les réponses se ressemblent : quelqu’un a insisté, on est venu une fois pour rendre service, on comptait voir et repartir.
C’est aussi pour cela que nous n’attendons de personne un engagement solennel. Venir voir un samedi, poser ses questions, repartir si ce n’est pas le moment : c’est une réponse parfaitement honnête, et c’est ainsi que la plupart de nos équipes se sont constituées.
Le feu, ça consume
Il faut dire les choses honnêtement : la charité coûte, et elle a d’abord coûté la croix. Elle coûte des samedis qu’on aurait passés autrement, de la fatigue, parfois de la colère devant des situations qu’on ne peut pas résoudre, et souvent le sentiment d’en faire trop peu. Nous ne promettons pas le contraire, parce que le Seigneur ne l’a pas promis.
Ces chants ont le mérite de ne rien édulcorer. Ils ne parlent pas de bienveillance mais d’un feu, c’est-à-dire de quelque chose qui transforme ce qu’il touche et ne laisse pas indemne. C’est plus exigeant, et c’est plus vrai.
Nos maraudes ont lieu chaque samedi à la Porte de la Villette, à Aubervilliers. Voir les horaires de l’aide alimentaire ou venir découvrir une maraude.